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Bonnes pratiques d'utilisation des produits phytosanitaires et techniques alternatives

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Plaquette de recommandations sur les zones non traitées (cliquez ici)

Le 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale adopte la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017  : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, et les voiries.
La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.
Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique peuvent être utilisés.

Bilan au 1er novembre 2012
Communes signataires de la charte de désherbage communale (14) :
Bracieux, Chitenay, Cour-Cheverny, La Ferté-Beauharnais, La Ferté-Saint-Aubin, Lamotte-Beuvron, Neung-sur-Beuvron, Pierrefitte-sur-Sauldre, Saint-Gervais-la-Forêt, Sassay, Sennely, Souvigny-en-Sologne, Tour-en-Sologne, Veilleins.

Communes engagées dans d'autres démarches ou des démarches internes (5) :
Argent-sur-Sauldre, Blois, Contres, Jouy-le-Potier, Vernou-en-Sologne.

Communes ne désherbant pas (ou très peu) avec des produits phytosanitaires (6) :
Bauzy, Clémont, Les Montils, Ligny-le-Ribault, Montrieux-en-Sologne, Villeny.

Compte-rendu de l'après-midi d'échange du 14 juin 2012 (cliquez ici).

Engagement des communes dans la charte communale de désherbage 2011
Soucieuses de leur impact sur l'environnement, de plus en plus de communes du bassin versant s'engagent dans un programme de réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires et de mise en place de techniques alternatives. Pour ce faire, elles doivent être signataires de la charte de désherbage. Elles doivent ensuite faire appel à des prestataires pour réaliser des documents techniques et la communication sur la mise en oeuvre. Pour les communes les plus importantes, ces missions peuvent être réalisées en interne mais elle doivent être validées pour pouvoir bénéficier de subventions sur l'équipement.
Modèle de dossier de demande de subvention pour prestations techniques et communication :
La démarche
Formulaire Agence de l'Eau Loire-Bretagne
Formulaire Région Centre

Démarche mise en place dans le cadre du contrat territorial 


Diagnostic des pratiques phytosanitaires sur le bassin du Beuvron (réalisé par Thomas Gauguery dans le cadre d'un stage au SEBB) :

Résultats d'un questionnaire envoyé aux communes.
- Taux de réponse au questionnaire  : 80%
- Respect des normes concernant le local de stockage des produits phytosanitaires non acquis dans toutes les communes,
- Equipement des agents correct,
- Utilisation de techniques alternatives (paillage, désherbage thermique, pas de désherbage...) pour 49 % des communes,
- Intérêt dans la mise en place de techniques alternatives pour 53 % des communes.

La réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires devient une priorité dans les communes car ils sont dangereux pour la santé et pour l'environnement et que les normes les concernant sont de plus en plus restrictives.

Compte-rendu de la journée du 22 juin 2010

Le contrat territorial du bassin du Beuvron permet aux communes qui le souhaitent de bénéficier de subventions pour la mise en place de techniques alternatives au désherbage chimique, sous certaines conditions :
- La première étape est la signature d'une charte de désherbage entre le SEBB et la Commune. Cette charte a pour objectif d'engager la commune dans la démarche. Elle précise les différents niveaux à atteindre pour aboutir progressivement à ne plus utiliser de produits phytosanitaires. La commune intéressée doit contacter le SEBB pour prendre connaissance du modèle de charte.
- La Commune élabore ensuite un plan de désherbage. Ce plan fait un état des lieux des pratiques de la commune et définit les zones à désherber et les techniques à utiliser pour une meilleure efficacité de l'action et par conséquent une meilleure appropriation par la population.
- En effet, la population est parfois réticente à la mise ne place de ces techniques car le résultat n'est pas aussi performant qu'avec des produits phytosanitaires (repousses plus fréquentes, nettoyage moins visible, zones ou il n'y a plus de désherbage du tout...). Afin que les habitants ne pratiquent pas le désherbage eux mêmes (avec des produits phytosanitaires), il est important de communiquer très largement sur ce sujet par différents biais : bulletin municipal, écoles, animations, réunions publiques...
- Une fois le plan de désherbage réalisé, la Commune peut lancer son application. Il est important d'agir de manière progressive : d'abord sur une zone test ou une zone réduite puis progressivement à l'ensemble des zones décrites dans le plan de désherbage. Les équipements de désherbage alternatif étant coûteux,  les financements ne sont accordés que si un groupement de commande est effectué entre plusieurs communes.
 

         
Photos prises lors de la journée du 22 juin 2010.
Démonstration de 4 techniques différentes (de gauche à droite) :
- Désherbage à flammes (Onzain Agricole),
- Désherbage mécanique (Kersten),
- Désherbage mécanique terrains de grande superficie (Avril Industrie),
- Désherbage eau chaude et mousse (FC Jardins).
D'autres techniques réalisées par d'autres entreprises existent.

Opération pilote sur la Vallée de la Bièvre

                     
                                          Source : DDAF Bretagne

La vallée de la Bièvre a été choisi comme site pilote sur le bassin du Beuvron car elle présente une vulnérabilité forte et une charge forte en produits phytosanitaires de par les activités (notamment agricoles) qui occupent son bassin versant. 

Un état des lieux des pratiques a tout d'abord été réalisé par le biais d'entretiens réalisés dans chaque commune avec un employé communal et un élu (questionnaire). Il en ressort que les communes ont de mauvaises pratiques d'utilisation de ces produits. Pour la plupart, ce n'est pas par négligence ou par manque d'intérêt ou de moyens mais simplement par manque d'information. 

La journée de formation mise en place avec la FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles) a permis de renseigner les agents communaux sur la réglementation, les impacts sur la santé et sur l'environnement, les bonnes pratiques, les risques...Elle a également abordé les différentes techniques alternatives à l'utilisation des produits phytosanitaires : désherbage mécanique, thermique, méthodes préventives...

Pour plus d'information : 

Le rapport de stage
Méthode de calcul de l'étalonnage : méthode et exemple