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    Lutte contre les espèces envahissantes animales et végétales

La lutte contre la Jussie

Le contexte à l'échelle nationale
                                                    
Les Jussies, introduites pour la première fois dans le sud-est de la France en 1830 à des fins ornementales, ont vite développé, à l'échelle de nombreuses régions françaises, un caractère envahissant qualifié de dangereux pour des zones humides, étangs, marais et cours d'eau.
Les Jussies sont représentées par deux espèces : la Jussie peploïde (Ludwigia peploïdes) et la Jussie à grandes fleurs (Ludwigia uruguayensis).
Plantes aquatiques polymorphes (pouvant se développer sous plusieurs aspects) enracinées ; les Jussies sont capables de former des herbiers denses, immergés ou émergés. La plante peut s'enraciner à 3 m de profondeur et se dresser jusqu'à 90 cm au dessus de l'eau. Les tiges portent des feuilles alternes et des fleurs jaunes. La floraison s'effectue de juin à septembre. Dans les formes immergées, les tiges deviennent traçantes à la surface de l'eau, portant des feuilles arrondies. Dans leurs formes émergées, , les tiges peuvent se ramifier plusieurs fois et portent des fleurs jaunes. Les feuilles peuvent être allongées.

Le contexte sur le Beuvron

Les Jussies ont été observées pour la première fois sur la Loire au Bec de Vienne, en Indre-et-Loire, en 1979, par le botaniste R. Corillion. Elles sont notées en Loir-et-Cher à Chaumont-sur-Loire en 1989 puis signalées ensuite sur le Beuvron à Candé en 1990 et sur la Cisse en 1991.

Fin 2004, les Jussies développent des colonies sur la totalité du cours de la Loire en Loir-et-Cher. Elles sont présentes également sur le Beuvron, principal affluent rive gauche du fleuve. Aujourd'hui, les Jussies sont aussi recensées sur le Cher, le Loir et sur divers étangs de Sologne.

Sur l'axe Loire, la colonisation des boires et bras morts par les Jussies a eu un effet immédiat d'envasement et d'appauvrissement du milieu. Certaines des boires colonisées par la Jussie ont perdu, entre autre, leurs fonctions de frayère pour le brochet, espèce piscicole emblématique dont la régression significative du stock est directement liée à une raréfaction des sites de reproduction. A la fin des années 1990, d'importants efforts ont été menés afin de réhabiliter des bras morts en frayères à Brochets (utilisées également par de nombreuses autres espèces piscicoles). Aujourd'hui ces sites se trouvent menacés par le développement d'herbiers de Jussies.

Depuis 2004, le SEBB mène des actions de lutte contre la Jussie en partenariat avec le Comité Départemental de Protection de la Nature et de l'Environnement (CDPNE) et la fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques du Loir-et-Cher :


            a- Réunion de cadrage et d'élaboration de la méthodologie,
            b- Sortie de prospection et de diagnostic des sites concernés,
            c- Réalisation des chantiers d'arrachage manuel,
            d- Sortie d'évaluation des résultats,
            e- Réunions de synthèse et de rédaction du rapport.

Pour en savoir plus:

 La lutte contre la Grenouille taureau

             

Le Programme de lutte 2002 - 2008

Suite au constat de colonisation de l'espèce Grenouille taureau (Lithobates catesbeianus shaw) en octobre 2002 sur la commune de Chaumont-sur-Tharonne, en Sologne du Loir-et-Cher, différentes actions de lutte ont été mises en œuvre très rapidement. Considérant que cette grande espèce invasive, originaire d'Amérique du Nord, pouvait causer des impacts préjudiciables au milieu aquatique solognot, sur la biodiversité, la pisciculture et l'avifaune aquatique (dont les espèces chassables) entre autres, il s'est avéré urgent de tenter d'enrayer la propagation de l'espèce.

Les missions spécifiques d'inventaires et d'études menées dès l'automne 2002 puis pendant la reproduction de l'espèce en 2003 sur une zone d'investigation couvrant 7 000 ha, concernant cinq communes, ont permis de mieux cerner l'amplitude de l'invasion et d'évaluer les différentes méthodologies possibles à mettre en œuvre et les réseaux de connaissances existants.

Les objectifs prioritaires du programme à mettre en œuvre sur plusieurs années, dans les meilleures conditions biologiques, techniques et réglementaires, pour s'assurer d'une efficacité maximale, consistent à :

- Poursuivre la prospection par une veille environnementale.
- Eliminer l'espèce Grenouille taureau dans la zone de présence détectée et, si nécessaire, sur les nouveaux sites découverts, grâce à plusieurs méthodes à appliquer en synergie ou au cas par cas en fonction d'une typologie des milieux occupés et des stratégies possibles: campagne de tirs avec la collaboration de l'ONCFS, . captures par piégeage, captures par pêche et vidange d'étang.
- Informer et sensibiliser sur la problématique Grenouille taureau par des réunions, par l'information des communes, des propriétaires et de différents acteurs de terrain, entre autre les techniciens de rivière, pour mieux sensibiliser sur les impacts inhérents à l'espèce et éviter sa dispersion anthropique souvent faite par méconnaissance des dangers engendrés.

Le Programme d'éradication 2009-2014

Afin de connaitre avec exactitude l’ensemble des sites colonisés, un inventaire sur une surface de 36 000 ha a débuté.

Cet inventaire se fait en deux phases : 

Une première phase d’écoute nocturne. Le chant du mâle porte à 1 km. Nous avons centré deux points d’écoutes sur des mailles de 2 km sur 2 km (soit 400 ha). Si un mâle chante à l’intérieur de cette maille, il sera contacté par une équipe de 2 personnes ayant suivi une formation spécifique.Un arrêté préfectoral missionne les 8 équipes d’écoute. Les propriétaires ont tous étaient contactés par courrier et ensuite sensibilisés lors du balisage des points d’écoute. Cette première phase a eu lieu de mi-juin à fin juillet 2009.

Une deuxième phase de prospection diurne, fait suite aux écoutes. Deux cas seront possibles soit un chant a été entendu sur une maille, alors toutes les zones humides seront prospectés selon un protocole précis, soit aucun chant entendu alors une zone humide sera prospectée sur la maille.

Parrallèlement à cet inventaire, les actions de lutte les plus efficaces sont poursuivies chaque année : prélèvement de pontes, actions de tirs et vidanges d'étangs.

Financement du programme

Le programme d'éradication est financé par la Région Centre, la DREAL Centre, Le Pays de Grande Sologne (Fonds Leader+ puis Leader).
Le CDPNE perçoit directement les contributions du Conseil Général du Loir-et-Cher et de l'Association de Recherche et de Conservation du Zoo de Beauval.
            

     Site internet Association Beauval Nature


Le Programme LIFE 2016-2021




Pour en savoir plus :